Japon

Mercredi 19 août 2009

Photo de là à par là.

Réveil un peu difficile. Coups de froid dans la nuit à cause de cette climatisation à laquelle les japonais tiennent tant même quand elle n’est pas nécessaire (ou en tout cas, pas à son niveau de fonctionnement genre -15°). Direction Harajuku, là même où j’ai retrouvé Thomas la veille. La matinée se déroule sous une pluie battante ; pas super évident de tenir le parapluie et de faire des photos en même temps.


Première étape : Meiji-Jingû (lire mééji jinegouu). Achevé en 1920, le sanctuaire a été hérigé en l’honneur de l’Empereur Meiji (empereur symbolique de la restauration du pouvoir de l’Empereur et de la réouverture du Japon après l’époque d’Edo ; par le passé, les pouvoirs militaire et politique étaient exercés par le Shogun, sorte de premier ministre) et de l’impératrice Shôken (lire shooken). Une fois de plus, le bâtiment n’est pas d’époque, en raison des bombardements ; il a été rebâti en 1958. Néanmoins, il conserve toutes ses caractéristiques du monument initial : corps principal en cyprès japonais et un immense torii (portique) taillé dans du cyprès apporté d’Alishan, Taïwan.



Je descends ensuite sur Shibuya pour visiter un musée « du sel et du tabac » au Japon :  des collections d’objets, des descriptifs de méthodes de production du sel dans le Japon prémoderne (jusque récemment, les Japonais n’exploitaient que le sel marin). Peu de légendes en anglais mais marrant.



Etape 3 : direction Shinjuku. Pour faire simple : c’est dans sa partie Est qu’on trouve les bureaux administratifs de la ville (et de toute l'aire urbaine en fait). Et à l’ouest, les prostituées, des tas de pachinko (équivalents de nos casinos français, sauf qu’ils donnent sur la rue et qu’ils appartiennent aux yakuza, comme les prostituées d’ailleurs). Faut-il voir un lien dans cette proximité ? Des japonais ont osé, un peu timidement mais avec beaucoup d’humour, me dire "peut être".

Le panorama est gratuit mais, effectivement, les nuages gâchent la vue.
Petit tour dans le quartier.
Chocolat au Starbucks.

Retour à Roppongi. Même hôtel. C’est le quartier où j’ai le plus de chance de trouver des étrangers avec qui discuter et découvrir quelques bons plans pour mon séjour touristique (oui je justifie ma stratégie touristique). Les bains de l’hôtel sont supers après une journée de marche et quand on a plein d’ampoules. Petit tour du quartier, restaurant de râmen (lire raamen). Un dimanche soir, quelque soit le pays, c’est un peu mort. Match de baseball dans un pub anglais. Je bois un verre avec un canadien. Puis avec le canadien, un français, des chinois. Puis des estoniennes.

Les tarifs sont inférieurs aux boites françaises, le personnel est étranger (inde, pakistan…). Un des rabatteurs avec qui je m’attarde pour discuter m’explique qu’il a genre un master et un MBA (au Pakistan) mais qu’il ne trouve pas de boulot pour le moment. Pas mal de nigériens ou de guinéens. En général, le fait de parler avec eux les rend beaucoup plus sympathiques, et ils comprennent assez vite que, non, on ne veut pas aller dans un bar/club plein de filles mais juste boire un verre.

Par ivp49
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Mercredi 12 août 2009
Voici le premier opus d’une série de plusieurs articles consacrés aux 5 jours que j’ai passés à Tôkyô.

Tôkyô (lire Tookyoo), en japonais : 東(l'est)京(la capitale), la capitale de l'Est, capitale du Japon, lieu de résidence de l'Empereur. Près de 13 millions d'habitants. Près de 6 000 habitants par km² en moyenne.
L'agglomération de Tôkyô (entre 30 et 40 millions d'habitants selon la manière dont elle est définie) est la plus grande aire urbaine du monde.

En violet c'est le point d'arrivée en Shinkansen, la gare tôkyô.

Quelques détails d’organisation : les stations de métro et de train ont toutes des lockers où pour quelques centaines de yens, il est possible de déposer ses sacs. Véritables points de chute de ma visite de Tôkyô, ils permettent de se déplacer avec le strict nécessaire en sachant ses affaires dans un endroit sûr et sans avoir à payer une réservation d’hôtel.

Les photos sont de là à de là.

Samedi 1 Août.
Après une soirée assez arrosée et quelques heures de sommeil, direction Tôkyô en Shinkansen, départ 7h24.

Fréquence de passage : toutes les 7 minutes. Inutile donc de réserver à l’avance, sauf pour profiter d’une des quelques réductions possibles. Bien sur, la fréquence et la qualité de service légendaire et attestée du Japon se répercutent dans le prix du billet brut, quelques 11 000 yens, soit 80/90 euros. Comme pour les trains locaux, certains sont express, d’autres non.

Le paysage se compose de vallées bordées de collines abruptes, impropres à l’urbanisme, mais recouvertes d’une végétation luxuriante (en tout cas, le brouillard donne cet effet). Il ne me semble jamais quitter la ville (c'est effectivement le cas, le tracée du shinkansen suit la conurbation côtière qui s'étale de Nagoya à Tôkyô). Une ville quasi continue aux maisons traditionnelles ou préfabriquées, à la hauteur uniforme. Des petits champs, des petites rizières, "par ci, par là".

Quand les agents sortent du wagon, ils s’inclinent et débitent une formule de politesse bien japonaise. A part la qualité du service et la place pour les jambes (phénoménale), les fenêtres sont toutes petites, comme dans un avion, ce qui donne assez peu le loisir de regarder à l’extérieur si on ne se trouve pas sur le bon siège.


Arrivée à la gare de Tôkyô, 9h et des poussières. Direction le jardin du palais impérial. Il ne subiste rien du château depuis lequel le Japon fut gouverné pendant plusieurs siècles, le plus vaste en son temps, hormis des douves et des murailles imposants. Le palais n'ouvre que deux jours dans l'année, mais le jardin est ouvert en permanence. Des arbres, des fleurs, une pelouse digne des meilleurs green de golf, de grandes douves. Quelques photos du panorama :

lCI 9 photos

11h. Akihabara. Le célèbre quartier de l’informatique et des jeux vidéos.


13h. Le parc (Ueno-Kôen, lire ouéno kooène, où se joua l'une des dernières batailles en 1868 entre les partisans des shoguns et l'armée impériale) qui accueille le musée national concentrent plusieurs autres activités, comme un terrain de baseball, un parc d’attraction, un musée des sciences, et un temple (Tôshô-Gû, lire tooshoo gouou) que je souhaitais vivement voir, en travaux pour la candidature de Tôkyô pour les JO 2016. Dommage car il s'agit encore de l'édifice original. Il date de 1651 et est dédié à l'unificateur du Japon, Ieyasu Tokugawa.

14h. Le musée se décompose en plusieurs bâtiments, avec plusieurs expositions permanentes et temporaires. J’ai deux petites heures pour en faire le tour avant de retrouver un ami, Thomas, qui vit depuis 7 ans à Tôkyô. Je décide de me consacrer à la collection permanente. Elle est assez intéressante, car retrace de manière synthétique la longue histoire du Japon, avec de vraies reliques.

Photos du parc et du musée.

17h. Je rejoins Thomas à Harajuku. C’est un quartier très à la mode, entre la rue Mouffetard, les puces et les champs Elysées (l’avenue d’Omote-Sando est d’ailleurs surnommée de la sorte). Beaucoup de boutiques de modes, des lieux surprenants (une salle d'escalade). Quelques maisons genre « maisons d’architecte ». On continue dans Shibuya, l’un des quartiers les plus dynamiques de la ville, où les jeunes se retrouvent pour sortir ; on passe par l’un des carrefours les plus célèbres de la ville, où se trouve la statue du chien Hachiko (je raconterai l'histoire si on me le demande).


20h. Après un diner copieux dans un "tabehodai" (je rappelle le principe : entre 1500 et 3000 yens pour une durée de généralement 90 minutes, on mange à volonté), Thomas m’emmène à Roppongi, quartier de résidence de nombreux étrangers. Une tour assez impressionnante porte le nom du quartier et offre une vue (pour 1500 yens) sur Tôkyô. Malgré les nuages et l’oublie de mon trépied :

et ici. Désolé pour la qualité des images, il y a des jours meilleurs.

Minuit. Retour au capsule hôtel où j’ai déposé mes affaires quelques heures plutôt. La nuit coute 3000 yens. Au début, je pensais qu’il y avait des douches à chaque étage, alors je me rends à la salle de bain et la, oh, surprise, uniquement des lavabos et des toilettes. Je regarde dans l’ascenseur et je vois « バス » au 7ième. Basu, bath, bain. Il y a : des douches, un grand bain chaud (40 degrés) et un petit bain froid (20 degrés) (photos pour plus tard).

PS : je ne sais pas si tout est très clair mais s'il y a des questions, n'hésitez pas.
A suivre :
*2* un temple, un musée du tabac et du sel, la mairie.
*3* Shinjuku, ikebukuro (sunshine city), soirée dans Golden gai (lire ga-i)
*4* Ginza. Sony Building. Je ne trouve pas ce que ce qu'indique le guide, et me tape 30 minutes de métro pour voir un temple en travaux. C'est aussi le jour où je me fais voler mon sac avec passeport, argent, etc...
*5* L'apothéose, le musée Ghibli (lire jibli)

Par ivp49
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Dimanche 19 juillet 2009

Informations générales
Inu = chien
yama = montagne
(mais aucune montagne ne porte ce nom là apparemment)

Panorama

Le château : construit en 1537, version la plus aboutie aux alentours de 1600. Une partie a été détruite pendant le tremblement de terre de 1891 (Great Nobi). Il a été restauré en 1961. C’est l’un des trésors nationaux.

Le petit mot des français sur le livre d'or du château. Une bien belle batisse.

La maison de thé :  ce petit parc / jardin, avec ses petites maisons de thé est aussi un des trésors nationaux (peut être en raison des 1000 yens du ticket d’entrée). C’est l’occasion pour les amateurs de gouter des thés.


Pas un, pas deux... mais toute une rangé de phallus.

Les temples de la fertilité : on attaque là la partie vraiment passionnante de la journée. Il y deux temples de la fertilité à Inuyama, l’un pour les femmes (où on voue un culte au vagin), l’autre pour les hommes (où on voue un culte au phallus). Dans ce dernier, on trouve tout un tas de représentations phalliques que maris et épouses viennent prier ou remercier si elles sont tombées enceinte. Les photos étaient interdites mais comment aurions nous pu repartir sans en prendre quand même ?! Voici donc quelques clichés qui feront plaisir à certains/certaines. Je me tire le chapeau (chapi). Petit bémol pour l’autre temple exempt de représentations explicites.

 

Onsen :  il s’agit de bains. Celui où nous sommes allés se décomposait de la manière suivante : un restaurant, des salles et fauteuils de massages, et les bains (non mixtes). Chez les hommes, on a eu quelques difficultés au départ. On sortait du temple du phallus pour se retrouver au milieu d’hommes d’âge mûr, kékettes à l’air. Une fois à l’extérieur, on s’interrogeait sur l’ordre dans lequel il fallait passer d’un bain à l’autre, se doutant qu’il fallait d’abord se laver, vu la taille de l’espace réservé à cet effet, où des hommes se savonnaient vigoureusement, ou se rasaient même (la barbe, hein). Evidemment, tout le monde nous regardait, ce qui rendait la chose encore moins aisée. Un homme nous a montré qu’il fallait d’abord se rendre prêt d’une petite fontaine pour se mouiller diverses parties du corps. A plusieurs reprises, il a répété la manipulation suivante : il prenait de l’eau dans un récipient, la versait sur ses parties, et les frottait vigoureusement devant nous, pour qu’on comprenne bien. Situation bien cocace.

La plupart des bains étaient chauds (au moins 38/40°), ce dont nous avons un peu de mal à comprendre l’intérêt. Il y avait aussi des petites baignoires individuelles en forme de vase géant. Dans un bassin, l’eau était à 18° : difficile d’y rentrer à cause de la température, difficile d’en sortir à cause de ce petit bout de fierté perdu. Enfin, les 90° du sauna permettaient d’aller suer et perdre des kilos de flotte. Durée totale : 2 bonnes heures.

La soirée s’est achevée par un long diner dans un restaurant de brochettes de poulet, dont voici la sympathique équipe :

Alors non ce n'est pas un double "peace" comme les japonais, mais un "4" comme "4 brochettes de ceci, 4 brochettes de cela", du mal à finir et le bide explosé.

le reste des photos : http://mononucleose49.over-blog.com/album-1424732.html

Toute cette journée n’a été possible que grâce à Ayana, japonaise francophile qui nous a guidé et apporté le soutien logistique indispensable à la réalisation de toutes ces activités dans le temps imparti (oui, l’automobile). Merki !!!

Par ivp49
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Jeudi 16 juillet 2009

Non, ce n'est pas très accueillant. Ce n'est pas fait pour.

La résidence internationale accueille, comme son nom l'indique, des étudiants du monde entier pendant une période d'un an au maximum, après quoi les étudiants doivent se trouver des logements dans Nagoya. Le loyer au kaikan est de 5900 yens (soit entre 40 et 50 euros) par mois. Il y a une chambre, un coin cuisine (un évier, une plaque gaz, un frigo), et une salle de bain comme celle de l'hôtel où j'ai passé ma première nuit à Nagoya (donc très pratique à laver). Il faut donc ajouter les charges payées d'avance, la facture d'électricité et la facture de gaz. Et bien sur, toutes les chambres sont équipées de la climatisation (grrr...). Les chambres sont plus ou moins sales (voire très crades) quand on y rendre la première. Il y a donc un bon coup de ménage à faire. Les logements dans Nagoya sont beaucoup plus chers, avec des loyers comparables à Paris. Enfin, des japonais peuvent venir au kaikan mais ils doivent dans ce cas assurer une fonction de responsable d'étage avec diverses responsabilités, comme l'accueil le soir, régler les problèmes des gens de l'étage, etc...

J'ai la chambre 512. C'est-à-dire tout en haut à droite. La plus éloignée de l'escalier.

Les parties communes : une table de ping pong, un écran plat (devant lequel les musulmans du kaikan font leur prière le soir), et quelques mangas.

Après la voiture et la marche, mais devant le bus, le vélo est le troisième moyen de transport à Nagoya. Vous le verez au fur et à mesure des photos : il y a des vélos partout. Les gens ont souvent plusieurs vélos : un pour aller de chez eux au métro/train, un autre pour aller du train/métro au boulot, par exemple. Les pertes de vélo sont un vrai fléau (car il n'y a pas de vol ici !). Les gens les oublient n'importe où (notamment parce que les vélos se ressemblent beaucoup). Du coup, des agents municipaux sillonnent la ville afin de répérer les vélos oubliés afin de les emmener à la fourrière... qui est surchargée car les propriétaires ne viennent pas : ils préfèrent racheter un vélo que payer l'amende.


L'université où je suis (Nagoya Institute of Technlogy, Mekodai en japonais (ce qui correspond à une contraction des kanjis qui composent le nom de l'université mais c'est assez subtil apparemment)) n'est pas la principale université de Nagoya. Néanmoins, quand des japonais nous demandent ce qu'on fait et que nous leur répondons que nous sommes à Mekodai, ils sont toujours très impressionnés et disent que nous devons être très intelligents (tout le monde sait bien que c'est faux).


Les étudiants sont répartis dans des "laboratoires" ; en fait, il s'agit de bureaux avec ordinateurs, bibliothèques, quelques équipements électroménagers (frigo, microonde) dans lesquels les étudients potassent un sujet d'étude dont ils doivent rendre compte auprès de leur prof principal toutes les semaines.


Dans mon labo, c'est un peu différent car le prof est aussi le directeur du centre international de l'université. Du coup, le point hebdomadaire ne l'est pas forcément. Evidemment, c'est en japonais, donc pour certains je n'ai aucune idée de ce qu'ils potassent, mais l'ambiance est assez détendue, contrairement à d'autres labo où le prof semble être un tyran borné.

Pour finir, essayez de deviner ce que c'est :


photo 1 : se trouve dans une des cours de l'université, devant la cantine (c'est peut être un indice).

photo 2 : bâtiment bleu-gris, parfois jaune, parfois blanc, sans fenêtre, qu'on trouve régulièrement dans Nagoya.

Les autres photos du kaikan, de l'université et des alentours sont ici.
Par ivp49
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Jeudi 16 juillet 2009
Direction un sushi bar à une quizaine de minutes de l'université.
Tout est à 105 yens.

De gauche à droite : Elodie (fr), Victor (Brésil), Ronald (usa), Robin (fr)

Idem : Romain (fr), Nakamura (japon), Ophélie (Gabon)

Aussi j'en profite pour dire que j'ai acheté un Canon 40D pour ceux qui s'y connaissent et qui veulent me donner quelques astuces. Mais je remarque déjà qu'on peut faire des super photos.

Par ivp49
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Images Aléatoires

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