Photo de là à par
là.
Réveil un peu difficile. Coups de froid dans la nuit à cause de cette climatisation à laquelle les japonais tiennent tant même quand elle n’est pas nécessaire (ou en tout cas, pas à son niveau de
fonctionnement genre -15°). Direction Harajuku, là même où j’ai retrouvé Thomas la veille. La matinée se déroule sous une pluie battante ; pas super évident de tenir le parapluie et de faire
des photos en même temps.
Première étape : Meiji-Jingû (lire mééji jinegouu). Achevé en 1920, le sanctuaire a été hérigé en l’honneur de l’Empereur Meiji (empereur symbolique de la restauration du pouvoir de
l’Empereur et de la réouverture du Japon après l’époque d’Edo ; par le passé, les pouvoirs militaire et politique étaient exercés par le Shogun, sorte de premier ministre) et de
l’impératrice Shôken (lire shooken). Une fois de plus, le bâtiment n’est pas d’époque, en raison des bombardements ; il a été rebâti en 1958. Néanmoins, il conserve toutes ses
caractéristiques du monument initial : corps principal en cyprès japonais et un immense torii (portique) taillé dans du cyprès apporté d’Alishan, Taïwan.
Je descends ensuite sur Shibuya pour visiter un musée « du sel et du tabac » au Japon : des collections d’objets, des descriptifs de méthodes de production du sel dans le
Japon prémoderne (jusque récemment, les Japonais n’exploitaient que le sel marin). Peu de légendes en anglais mais marrant.
Etape 3 : direction Shinjuku. Pour faire simple : c’est dans sa partie Est qu’on trouve les bureaux administratifs de la ville (et de toute l'aire urbaine en fait). Et à l’ouest, les
prostituées, des tas de pachinko (équivalents de nos casinos français, sauf qu’ils donnent sur la rue et qu’ils appartiennent aux yakuza, comme les prostituées d’ailleurs). Faut-il voir un lien
dans cette proximité ? Des japonais ont osé, un peu timidement mais avec beaucoup d’humour, me dire "peut être".
Le panorama est gratuit mais, effectivement, les nuages gâchent la vue.
Petit tour dans le quartier.
Chocolat au Starbucks.
Retour à Roppongi. Même hôtel. C’est le quartier où j’ai le plus de chance de trouver des étrangers avec qui discuter et découvrir quelques bons plans pour mon séjour touristique (oui je justifie
ma stratégie touristique). Les bains de l’hôtel sont supers après une journée de marche et quand on a plein d’ampoules. Petit tour du quartier, restaurant de râmen (lire raamen). Un dimanche
soir, quelque soit le pays, c’est un peu mort. Match de baseball dans un pub anglais. Je bois un verre avec un canadien. Puis avec le canadien, un français, des chinois. Puis des
estoniennes.
Les tarifs sont inférieurs aux boites françaises, le personnel est étranger (inde, pakistan…). Un des rabatteurs avec qui je m’attarde pour discuter m’explique qu’il a genre un master et un MBA
(au Pakistan) mais qu’il ne trouve pas de boulot pour le moment. Pas mal de nigériens ou de guinéens. En général, le fait de parler avec eux les rend beaucoup plus sympathiques, et ils
comprennent assez vite que, non, on ne veut pas aller dans un bar/club plein de filles mais juste boire un verre.
Les parties communes : une table de ping pong, un écran
plat (devant lequel les musulmans du kaikan font leur prière le soir), et quelques mangas.
photo 2 : bâtiment bleu-gris, parfois jaune, parfois
blanc, sans fenêtre, qu'on trouve régulièrement dans Nagoya.
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